
2025 // PHOTOGRAPHER William Jess Laird
L’inspiration derrière Il Grande puise ses racines dans les années dorées du Palm Beach, autrefois épicentre de la vie nocturne de la Riviera. Toro a été captivé par le passé festif du bâtiment — un lieu qui, depuis 1928, accueillait des soirées sulfureuses et des célébrations décadentes — et a imaginé Il Grande comme un espace qui s’éveille la nuit, une ode contemporaine à la lumière des bougies, au désir et au drame.
Dès le départ, il a conçu un lieu à l’atmosphère cinématographique — imprégné de passion et d’ombre, décliné dans une palette de rouges profonds et d’or patiné. À travers le projet, un motif récurrent de fleurs empoisonnées apparaît — symbole à la fois romantique et tragique, inspiré de l’intensité de Roméo et Juliette. Cette idée devient un fil conducteur qui traverse les intérieurs, évoquant la romance et le mystère d’une autre époque. « Je voulais rendre hommage à l’âge d’or de Cannes — à son cinéma sensuel et à ses fêtes passionnées », confie Toro. « La lumière était essentielle : elle devait évoquer celle des bougies. Pas trop lisse. Intime. Chargée d’émotion. »
Mais Il Grande n’est pas seulement un restaurant. C’est, selon les mots de Toro, un « Gesamtkunstwerk » — une œuvre d’art totale, où chaque détail participe à un récit unifié. Il ne s’agissait pas de décoration, mais d’immersion. « L’architecture, la lumière, le mobilier, la musique, le parfum — tous ces éléments devaient faire partie de la même composition », explique-t-il. « Rien ne pouvait être laissé au hasard. »
Travaillant dans la rotonde originelle du Palm Beach — un volume de près de dix mètres de hauteur — Toro a joué avec l’échelle et la superposition afin d’orchestrer l’intimité au sein de la grandeur. Des jacquards rétro opulents, du mobilier laqué poli et des colonnes de béton à l’allure cathédrale instaurent un dialogue visuel entre force et sensualité. Une palette chaleureuse de rouges, de laiton et de marbre fait écho à l’opulence de la Palme d’Or cannoise, tandis que des lustres en verre de Murano soufflé à la main baignent l’espace d’une lueur douce et théâtrale.
Chaque surface est pensée, chaque pièce sur mesure a été conçue en France en collaboration avec des artisans d’exception. Cette attention méticuleuse portée au savoir-faire est, pour Toro, non négociable. La main de l’artisan est perceptible dans chaque détail, des boiseries sculpturales et luminaires sur mesure jusqu’aux textiles finement tissés qui habillent les banquettes.
The inspiration behind Il Grande is rooted in the golden years of Palm Beach, once the epicentre of Riviera nightlife. Toro was captivated by the building’s festive past — a place that, since 1928, had hosted sultry soirées and decadent celebrations — and imagined Il Grande as a venue that awakens at night, a modern ode to candlelight, desire, and drama.
From the outset, he envisioned a space that would feel cinematic — infused with passion and shadow, set in a palette of blood-reds and burnished golds. Throughout the design, a recurring motif of poisoned fl owers emerges — a romantic yet tragic symbol drawn from the intensity of Romeo and Juliet. This idea became a thread that runs through the interiors, evoking the romance and mystery of another era. “I wanted to pay tribute to the golden age of Cannes — to its sultry cinema and passionate parties,” Toro notes. “Lighting was essential — it needed to feel like candlelight. Not overly polished. Intimate. Charged with emotion.”
But Il Grande is not merely a restaurant. It is, in Toro’s words, a “Gesamtkunstwerk” — a total work of art, where every detail contributes to a unifi ed narrative. This wasn’t about decoration; it was about immersion. “Architecture, light, furniture, music, scent — all of these elements needed to be part of the same composition,” he says. “Nothing could be left to chance.”
Working within the original rotunda of Palm Beach — a near 10-meter-high volume — Toro played with scale and layering to orchestrate intimacy within grandeur. Rich, retro jacquard fabrics, polished lacquer furniture, and cathedral-like concrete columns form a visual dialogue between strength and sensuality. A warm palette of reds, brass, and marble nods to the opulence of Cannes’ Palme d’Or, while hand-blown Murano chandeliers bathe the space in a soft, theatrical glow. Every surface is intentional, every piece custom was designed in France in collaboration with master artisans. This meticulous attention to craft is, for Toro, non-negotiable. The hand is visible in every detail, from sculptural woodwork and bespoke lighting to the fi nely woven textiles that wrap the banquettes.





















2025 // PHOTOS © ALEXANDRE TABASTE
L’inspiration derrière Il Grande puise ses racines dans les années dorées du Palm Beach, autrefois épicentre de la vie nocturne de la Riviera. Toro a été captivé par le passé festif du bâtiment — un lieu qui, depuis 1928, accueillait des soirées sulfureuses et des célébrations décadentes — et a imaginé Il Grande comme un espace qui s’éveille la nuit, une ode contemporaine à la lumière des bougies, au désir et au drame.
Dès le départ, il a conçu un lieu à l’atmosphère cinématographique — imprégné de passion et d’ombre, décliné dans une palette de rouges profonds et d’or patiné. À travers le projet, un motif récurrent de fleurs empoisonnées apparaît — symbole à la fois romantique et tragique, inspiré de l’intensité de Roméo et Juliette. Cette idée devient un fil conducteur qui traverse les intérieurs, évoquant la romance et le mystère d’une autre époque. « Je voulais rendre hommage à l’âge d’or de Cannes — à son cinéma sensuel et à ses fêtes passionnées », confie Toro. « La lumière était essentielle : elle devait évoquer celle des bougies. Pas trop lisse. Intime. Chargée d’émotion. »
Mais Il Grande n’est pas seulement un restaurant. C’est, selon les mots de Toro, un « Gesamtkunstwerk » — une œuvre d’art totale, où chaque détail participe à un récit unifié. Il ne s’agissait pas de décoration, mais d’immersion. « L’architecture, la lumière, le mobilier, la musique, le parfum — tous ces éléments devaient faire partie de la même composition », explique-t-il. « Rien ne pouvait être laissé au hasard. »
Travaillant dans la rotonde originelle du Palm Beach — un volume de près de dix mètres de hauteur — Toro a joué avec l’échelle et la superposition afin d’orchestrer l’intimité au sein de la grandeur. Des jacquards rétro opulents, du mobilier laqué poli et des colonnes de béton à l’allure cathédrale instaurent un dialogue visuel entre force et sensualité. Une palette chaleureuse de rouges, de laiton et de marbre fait écho à l’opulence de la Palme d’Or cannoise, tandis que des lustres en verre de Murano soufflé à la main baignent l’espace d’une lueur douce et théâtrale.
Chaque surface est pensée, chaque pièce sur mesure a été conçue en France en collaboration avec des artisans d’exception. Cette attention méticuleuse portée au savoir-faire est, pour Toro, non négociable. La main de l’artisan est perceptible dans chaque détail, des boiseries sculpturales et luminaires sur mesure jusqu’aux textiles finement tissés qui habillent les banquettes.
The inspiration behind Il Grande is rooted in the golden years of Palm Beach, once the epicentre of Riviera nightlife. Toro was captivated by the building’s festive past — a place that, since 1928, had hosted sultry soirées and decadent celebrations — and imagined Il Grande as a venue that awakens at night, a modern ode to candlelight, desire, and drama.
From the outset, he envisioned a space that would feel cinematic — infused with passion and shadow, set in a palette of blood-reds and burnished golds. Throughout the design, a recurring motif of poisoned fl owers emerges — a romantic yet tragic symbol drawn from the intensity of Romeo and Juliet. This idea became a thread that runs through the interiors, evoking the romance and mystery of another era. “I wanted to pay tribute to the golden age of Cannes — to its sultry cinema and passionate parties,” Toro notes. “Lighting was essential — it needed to feel like candlelight. Not overly polished. Intimate. Charged with emotion.”
But Il Grande is not merely a restaurant. It is, in Toro’s words, a “Gesamtkunstwerk” — a total work of art, where every detail contributes to a unifi ed narrative. This wasn’t about decoration; it was about immersion. “Architecture, light, furniture, music, scent — all of these elements needed to be part of the same composition,” he says. “Nothing could be left to chance.”
Working within the original rotunda of Palm Beach — a near 10-meter-high volume — Toro played with scale and layering to orchestrate intimacy within grandeur. Rich, retro jacquard fabrics, polished lacquer furniture, and cathedral-like concrete columns form a visual dialogue between strength and sensuality. A warm palette of reds, brass, and marble nods to the opulence of Cannes’ Palme d’Or, while hand-blown Murano chandeliers bathe the space in a soft, theatrical glow. Every surface is intentional, every piece custom was designed in France in collaboration with master artisans. This meticulous attention to craft is, for Toro, non-negotiable. The hand is visible in every detail, from sculptural woodwork and bespoke lighting to the fi nely woven textiles that wrap the banquettes.














